Arrivée à La Frontière

Depuis les limites de La Frontière, Harmaar contemplait le monde qui s'étendait devant lui. A travers l'épais brouillard, il essayait de discerner les déplacements des monstruosités dimensionnelles qui attaquaient régulièrement la ville.

Au bout de quelques minutes, il sortit de sa poche un transistor holographique inter-dimensions. Il le posa à plat sur la paume de sa main et ouvrit le clapet. Au bout de quelques secondes de grésillements, une petite silhouette floue de draenei pris forme sur le socle du récepteur.

- Ici l'Exodar. Identifiez-vous, donnez votre position et la raison de votre communication.
- Rangari Harmaar, cité de La Frontière dans la dimension de poche. Je requiers le support d'une escouade de redresseurs de torts et de plusieurs artificiers pour affronter les saloperies qui pourrissent ce monde.

L'hologramme disparut quelques secondes.

- Nous n'avons pas connaissance de La Frontière et de la dimension de poche. Que faîtes-vous là-bas?.
- J'ai trouvé les coordonnées de cette dimension par hasard et je m'y suis fait téléporter. J'ai fait une rapide reconnaissance des lieux. Du peu que j'ai vu jusqu'à maintenant, je vous assure que le support que j'ai demandé ne sera pas superflu...
- Rangari Harmaar, êtes-vous au courant que même si la Légion est défaite, la guerre fait rage en Azeroth ? Vous pensez réellement qu'on a que ça à foutre d'envoyer des troupes dans un trou paumé non répertorié ?.
- Mais n'est-ce pas notre mission de faire le ménage sur les mondes en décrépitude pour rétablir la Lumière ?.
- Pas quand on a d'autres pantharas à fouetter. Si vous voulez nettoyer votre dimension de poche, débrouillez-vous tout seul ! Puisse la Lumière vous guider. Fin de transmission..

L'hologramme disparut définitivement dans un crépitement. Harmaar était perplexe. Il rangea le transistor et chercha des yeux son marsuul, Pilaami. Le rongeur était en train de se faire les dents sur le bras d'une vieille brouette posée contre le mur d'enceinte de la ville.

- Mon vieux Pilaami, je crois qu'il va falloir qu'on se trouve des compagnons si on veut rendre ce monde un peu plus acceuillant.

Le draeneï se remit à contempler l'horizon.

- ... parce que c'est vraiment le bordel ici !