CV Solo – Bodric Chantenclume

Ce journal appartient à Bodric Chantenclume, nain du pic runique, fils de Bromak Tapenclume et Mula Chanteforge.

Je suis clerc de mon état. La plupart de mes prières sont pour le dieu des voyages, celui qui guide mes pas en Argosia. Comme le veut la tradition de mon culte, je vis sur les routes, apportant mon aide à ceux qui en ont besoin. Tous les villages n’ont pas la chance d’être sous la protection d’un château ou d’une commanderie. C’est à ceux-là que j’accorde mon attention.

On me dit taciturne, aussi je me retrouve le plus souvent à voyager seul. Mais c’est égal, les rencontres en chemin suffisent à me réchauffer le cœur. Et si j’ai besoin d’un coup de main, je trouve toujours des bras à louer.

Clerc Nain, niveau 1, 139cm, 65kg, 45 ans
FOR : 9, INT : 13, SAG : 7, DEX : 13, CON : 6, CHA : 15
12 PV, BC +0, JS 13, CA 16 (14 +1 bouclier +1 faiblesse DEX), MV 12, AV 2 (faiblesse CHAR)
Courtisan +1 (nain), Éclaireur +3 (clerc + faiblesse INT)
Mort +2 (clerc), Magie +6 (nain + clerc), Poison +4 (nain)

Feuille de perso Coeurs Vaillants

13ème jour de la 2ème lune de printemps, Guébizan,

Voilà quelques jours que je fais étape à Guébizan. Histoire de refaire mon paquetage, j’attends le passage du vieux Beauvallon Grimoth, le colporteur. Les soeurs Marrion, tenancières d’une maison « spéciale » près de la place des caravanes, m’ont assuré qu’il repassera par chez elles, après sa tournée des fermes isolées du coin. En attendant, j’ai quand même pu acheter quelques onguents chez Gallias de Rémicourt, l’apothicaire du village.

Guébizan est un petit village à la confluence de 2 rivières, la Limpide et la Tourbée. Les gens d’ici construisent leurs maisons comme leurs barques. Les toits sont semblables à des coques, une astuce pour résister aux crues régulières à ce qu’on m’en a dit.

Toutefois, ils savent aussi se protéger. Une palissade triple avec hérissons de pieux entoure le village. Ils ont aussi une milice. Et une grande arène où s’entrainer. C’est le domaine de Karya, la boulangère qui dirige aussi l’entraînement. Mais elle n’a pas grand monde à entraîner. Sa troupe est composée de vétérans et de quelques gamins à peine en âge de se battre. Guébizan est célèbre pour être le berceaux de nombreux grands aventuriers, mais le revers de la médaille c’est que tous les jeunes partent à l’aventure dés qu’ils en ont l’occasion. L’une d’eux, Aduha Kunerya, est d’ailleurs devenue maréchale des armées du roi. On raconte que la dispute entre les Kunerya et les D’Essartes, qui dure déjà depuis plusieurs générations, a pris de nouvelles couleurs avec ce titre accordé à Aduha.

A mon arrivée, je suis allé me présenter au bourgmestre, Cléolde, féroce guerrière et tueuse de monstre, ancienne artiste lyrique revenue au pays après avoir été maudite par une guenaude d’après les rumeurs. Elle était accompagnée de Rambonnel, qui semble ne quitter que rarement la compagnie de sa rapière. Il empeste le vin nouveau et fruité qu’on produit ici. Il n’a pas l’air d’avoir envie ou besoin de travailler. J’ai aussi eu l’occasion de croiser Shyrrall, ancienne magicienne ayant abandonné l’usage des arts arcaniques pour se consacrer à sa famille, mais toujours capable de quelques tours utiles à ce qui se dit. Ce village semble dépérir, délaissé par le le roi. Cela dit, son fils devrait lui succéder d’ici peu. Et comme c’est une brute et un imbécile, c’est peut-être une bonne chose pour Guébizan de ne pas trop dépendre de son suzerain.

On me laisse dormir dans un grenier, juste au-dessus d’une écurie. L’écurie appartient à Aragir, ancien maître d’auberge à Couronne, trois fois vainqueur du Dîner des Guildes C’est Rambonnel qui m’a envoyé à lui. D’après l’odeur, je pense que ces deux là doivent être copains de beuveries. Je partage les lieux avec un compatriote, Maître Kylcher, marchand nain ruiné par une mauvaise saison et les pillards orques. Il tente de se refaire
en proposant ses services de guide, renouant avec le métier de sa folle jeunesse. C’est lui qui m’a fait découvrir la lardoche, spécialité locale de tarte au lard, pomme et carottes. Il m’a aussi fait essayé sa pipe d’écume à la tête sculptée, un bijou de l’artisanat du coin. C’est vrai qu’elle tire bien. Il faut que je m’en trouve une avant de reprendre la route.

Tous les jours, je vais me recueillir dans le petit sanctuaire situé à quelques minutes de marche à l’extérieur du village. Creusé à même la pierre, il est surmonté d’une statut de la déesse de la vie. Il contraste avec le sinistre ossuaire adjacent où officie un thanatopracteur expérimenté et mutique. Il paraît que sanctuaire et ossuaire prennent place sur les ruines du village primitif, village qui fut complètement détruit par des pillards gnolls venus du sauvage et transformé en lieu de sacrifices humains dédiés au dieu du meurtre et aux démons. Aujourd’hui c’est le petit sanctuaire de la vie qui a la charge de repousser les maléfices.

Lors de mes premières promenades autour du village, j’ai rencontré plusieurs fois Aleik De Bouc, entomologiste, spécialiste des arthropodes géants, éleveur d’abeilles géantes, expert généraliste en philosophie naturelle, un peu pédant et toujours pressé.

Sur un éperon rocheux au loin, on voit les ruines d’une forteresse. C’est peut-être ce qui attire les l’Alliance des Kourganes dans la région. A moins que ce soit cette vieille tour branlante, comme laissée à l’abandon, presque aussi haute que la tour du magicien. Quoiqu’il en soit, avant d’arriver ici, j’ai croisé plusieurs groupes de morts-vivants qui cherchaient quelque chose. Et puis, on rapporte avoir aperçu des fumées au-dessus du Mont Jazaral. Cela n’augure rien de bon…

Bac à sable mis en place grâce aux nombreuses tables du Compagnon pour Coeurs Vaillants